Votre entreprise est-elle prête pour Scrum ? Vérification à l’aide de 6 questions.

by Elke De Wit

Supposons : vous avez besoin d’un site internet flambant neuf, d’une nouvelle appli ou d’un autre système logiciel. La solution ? Le développement souple, c’est-à-dire ‘Scrum’, un concept qui ne cesse de gagner en popularité depuis plusieurs années. Cette méthode vous promet un résultat visible beaucoup plus rapidement, dans les limites du budget et parfaitement adapté à ce que vous vouliez. Trop beau pour être vrai ? Le tableau est en effet un peu enjolivé. Si Scrum vous fournit rapidement des fonctionnalités en courtes itérations, il importe que le fournisseur informatique comme votre propre entreprise y soient préparés.

 

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Si vous répondez ‘oui’ sans hésiter à toutes les questions ci-dessous, tout se passera bien.

 

  1. Votre entreprise est-elle prête à collaborer intensivement ?

Dans un projet Scrum, les développeurs et le client doivent collaborer de manière très intensive et rester en contact en permanence, ce qui implique de devoir vous rencontrer en un même lieu plusieurs fois par semaine.

Scrum exige qu’au moins une personne dans votre entreprise s’investisse à temps plein dans le projet. Cette personne, le product owner, ne doit pas toujours être sur place mais doit cependant pouvoir répondre rapidement par téléphone aux questions qui se posent.

Si vous n’avez ni le temps, ni la capacité, ou si vous n’y voyez pas d’avantages, ne vous lancez pas.

 

  1. Disposez-vous d’un bon product owner en interne ?

On attend beaucoup du fulltime product owner, chargé de faire le lien entre l’équipe de développement et l’entreprise. Il/elle doit :

  • connaître le business comme sa poche ;
  • pouvoir identifier les bons stakeholders, leurs souhaits et leurs business values ;
  • pouvoir évaluer les fonctionnalités qui sont vraiment essentielles et celles qui ne le sont pas ;
  • bien savoir comment l’utilisateur final va travailler avec le produit et être prêt à l’expliquer en détail, et à plusieurs reprises, aux développeurs ;
  • avoir le mandat de prendre des décisions et de les commenter ;
  • pouvoir expliquer très finement les conséquences de Scrum (développement souple). Scrum se déroule étape par étape. Le produit naît donc de manière organique. Toutes les x semaines, vous en voyez une partie mais ce n’est qu’à la fin que le système prend vraiment forme.

 

  1. Communique-t-on de manière active et rapide au sein de votre entreprise ?

Travailler de manière souple exige en réalité beaucoup de paroles et relativement peu d’actes. Il faut cependant préciser exactement ce qui est nécessaire pour répondre parfaitement à la demande. Cette volonté de communiquer abondamment et intensivement, et de tout décortiquer en permanence, est essentielle.

Le product owner doit pouvoir prendre des décisions de manière autonome, mais il n’est pas omniscient. Il faut donc se concerter et poser des questions de fond aux stakeholders. Ces derniers doivent à leur tour être prêts à donner rapidement un feedback.

Appliquer la méthode Scrum, c’est fournir quelque chose toutes les deux, trois semaines. Et si vous travaillez avec plusieurs équipes de développement, vous obtenez toutes les deux, trois semaines plusieurs fonctionnalités.

 

  1. Votre entreprise est-elle prête à effectuer de nombreux tests ?

Un des grands avantages de Scrum, c’est que chaque ‘sprint’ débouche sur un produit que les différents stakeholders peuvent tester en profondeur. Ils doivent donc effectuer toutes les deux ou trois semaines des tests d’acceptation et donner un feedback de fond.

 

  1. Vous ne voyez aucun inconvénient à commencer petit ?

Le client a souvent une idée du produit final qu’il souhaite. Il veut tout obtenir, dans un budget déterminé. Mais, dans 9 cas sur 10, seuls 20 % des fonctionnalités installées sont utilisés de manière intensive. Le principe de Scrum est de fournir des fonctionnalités par itération. Lors de chaque sprint, vous cherchez à nouveau la fonctionnalité qui offre le plus de valeur ajoutée pour le système. Vous vous focalisez sur ces 20 % et ne développez donc pas tout en une fois.

Vous ne pouvez cependant pas sprinter indéfiniment. Il faut garder l’objectif final à l’esprit. S’il vous faut trois ans pour développer un système complet, mieux vaut le subdiviser en petits projets. À la longue, l’équipe de développement se fatigue et perd de son ressort. Après environ 10 sprints, prévoyez une pause, prenez le temps d’analyser votre réalisation et la direction que vous voulez prendre.

 

  1. Vos autres fournisseurs informatiques peuvent-ils vous satisfaire rapidement ?

Si vous développez un système qui sera relié à d’autres, comme une application de backoffice, CMS ou l’intranet, il est essentiel que les fournisseurs de ces systèmes puissent également vous satisfaire et intervenir rapidement. Sinon, vous perdez très vite le temps et l’argent que vous pourriez utiliser autrement. Examinez donc le partenariat dont vous avez besoin précisément avec vos autres fournisseurs. Avec quelle rapidité traitent-ils ? Quelle est la qualité de leur support ? Pouvez-vous effectuer rapidement des changements au système ?

 

Scrum vaut largement votre investissement

Si vous développez de manière souple, vous construisez des relations intensives à long terme avec votre agence IT. Les deux parties doivent investir autant de temps et d’énergie dans ce partenariat intensif. Tous ces efforts, tout ce temps et toute cette communication paient : vous obtenez un produit de qualité qui répond à vos attentes, que vous pouvez vraiment exploiter et qui suscite l’enthousiasme des utilisateurs.

Travailler dur, communiquer intensivement, tester en suffisance et recommencer à chaque fois pour obtenir un produit sur mesure : c’est Scrum. Prêts à vous lancer ?

Source : Frankwatching.com.

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