Comment devenir le PDG de votre cerveau?

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Comment devenir le PDG de votre cerveau?

Q8 et NCOI Learning organisent un programme d’entraînement cérébral d’un an. Son objectif : des collaborateurs flexibles, créatifs et en pleine forme.

Le monde change à toute vitesse. Les fonctions d’aujourd’hui auront peut-être disparu demain. Cette réalité exige une énorme flexibilité de la part des travailleurs. Peut-on configurer son esprit en mode croissance ? Q8 et NCOI Learning se sont associés pour mettre en place un programme d’entraînement cérébral d’un an.

Les marathons de votre cerveau

Développer la souplesse et la capacité d’apprentissage de son cerveau pour prendre les rênes de sa vie, tel est l’objectif du programme d’apprentissage « Fuel up your brain ». « Les choses évoluent très vite, y compris dans notre entreprise. Nous voulons que nos collaborateurs soient correctement armés pour faire face au changement, qu’ils restent en bonne santé et encourager leur développement personnel », confie Karen Vandebosch, HR Business Partner chez Q8. En collaboration avec Ann Caroline Roymans, formatrice chez NCOI Learning, l’entreprise a mis au point un programme interne de formation. « La formation exige un esprit pragmatique. Les participants doivent pouvoir appliquer immédiatement la théorie. »

Sans que cela les engage pour la suite, les personnes potentiellement intéressées ont pu suivre au printemps un atelier qui leur donnait un avant-goût du contenu de la formation. La gestion du stress y occupait une place de choix. « Le stress est une émotion nécessaire. Mais en cas de surcharge et de stress constant, le cerveau disjoncte. Pour le cerveau, réfléchir non-stop et sauter constamment d’une tâche à l’autre s’apparente à courir trois marathons », précise la formatrice Ann Caroline Roymans. Durant l’atelier, Ann Caroline a expliqué aux participants comment identifier le stress et arriver à le gérer. « Tous en ont conclu que prendre soin de soi n’est pas qu’une démarche spirituelle. C’est aussi une démarche clinique et très pratique. » Ludique et interactif, l’atelier a séduit de nombreux collaborateurs de Q8. « Les réactions ont été immédiates et positives, et nous avons eu beaucoup d’inscriptions. Les participants, qui ont des profils différents, se sont inscrits à l’ensemble du programme par intérêt personnel », souligne Karen Vandebosch, HR Business Partner.

Connexion virtuelle

C’est à ce moment qu’a explosé la bombe du COVID-19. Le programme « Fuel up your brain » a été provisoirement suspendu avant que Q8 décide d’organiser les sessions suivantes en ligne. « L’entraînement cérébral s’avère plus que pertinent en ces temps difficiles. L’entraînement cérébral aide à développer son esprit d’entreprise tout en créant aussi les liens réciproques nécessaires. C’est ce que nous appelons les comportements cruciaux, qui sont le fondement de notre culture d’entreprise : la responsabilité, la collaboration et l’expérimentation. Ce programme de formation facilite et stimule pleinement ces trois comportements », commente Karen Vandebosch. « Établir une connexion virtuelle entre les participants est un défi très particulier. Je voulais que les sessions se déroulent de manière cérébralement conviviale tout en restant attentive à la cohésion de l’équipe », confie Ann Caroline Roymans. En raison de leur haut niveau d’interactivité, les formations ont été stimulantes. « Je ne voulais pas que les participants se disent : “encore une visioconférence !”. Ce nouveau format s’est révélé convivial et pratique, même si les participants m’ont évidemment demandé quand ils auraient l’occasion de se retrouver en vrai. L’être humain a besoin de contacts physiques », poursuit-elle.

La dynamique de groupe est tout aussi positive en ligne qu’en présentiel. « Observer notre propre façon d’agir et de penser nous permet aussi de mieux appréhender le comportement d’autrui, » explique Ann Caroline Roymans. « En observant les comportements plutôt qu’en les jugeant, nous créons une cohésion au sein du groupe. Exposer nos schémas inconscients aux yeux de tous nous rend vulnérables. C’est pourquoi je suis très attentive à instaurer un climat sécurisant dans le groupe pour permettre à chacun de s’ouvrir vraiment. Je constate que les groupes avec lesquels je travaille depuis longtemps développent un nouveau langage qui leur est propre. »

Exercer la flexibilité

Les premières évaluations des participants sont très positives, poursuit Karen Vandebosch. « Nos collègues ont énormément progressé en quelques sessions. Même si la matière n’a rien de facile, on sent qu’ils y mettent tout leur cœur. Et ils en redemandent. » L’entraînement cérébral exige aussi du temps, insiste la formatrice Ann Caroline Roymans. « Le cerveau est un instrument têtu et le reprogrammer exige une bonne dose de responsabilité et de discipline personnelles. La différence est palpable dès le premier jour, mais il en faut vingt pour pouvoir modifier réellement une habitude. Une maîtrise totale n’est possible qu’en s’entraînant toute sa vie ». « Raison pour laquelle il est indispensable d’entraîner le cortex préfrontal. Cette partie du cerveau est la seule qui soit flexible. La science nous prouve qu’il est possible d’exercer nos circuits cérébraux. Pourquoi ne pas en profiter pour créer un cerveau paré pour l’avenir ? », explique Caroline Roymans.

Les bénéfices de l’entraînement cérébral sont immenses. Les gens dorment mieux, ruminent moins, pensent davantage aux opportunités qu’aux problèmes. Ils font des choix plus conscients et communiquent plus efficacement. À long terme, c’est tout bénéfice pour le bien-être et la santé au sens large. « Quand le cerveau est en forme, le système immunitaire l’est aussi. Et dans le contexte actuel, une résistance accrue ne peut être qu’utile », commente Ann Caroline Roymans. Un participant exprime ainsi l’impact du programme « Fuel up your brain » sur sa vie : « En ayant compris comment fonctionne mon cerveau, je n’ai plus peur d’affronter les situations inconnues, difficiles ou qui évoluent rapidement. C’est moi qui, désormais, tiens les rênes qui me permettent de rester sur la bonne voie, quelle que soit la situation. Je ne me laisse plus submerger par le stress. »

Voyage au cœur du cerveau

Karen Vandebosch constate que ses collègues sont déjà devenus, inconsciemment, des ambassadeurs du programme. « Ils appliquent ce qu’ils ont appris dans leur travail et encouragent les autres à faire de même. Nous avons planté une graine qui, espérons-le, germera et s’épanouira. Nous voulons intégrer ces connaissances à notre culture d’entreprise. » Ann Caroline Roymans souligne la nécessité de cette vision à long terme. « Je partage la vision collective de Q8 à aborder la gestion des ressources humaines de manière créative. Ce voyage au cœur du cerveau influence positivement la flexibilité, la créativité et la santé des travailleurs. Et ce charisme éveille la curiosité de leurs collègues. »

Karen Vandebosch espère que les collaborateurs de Q8 profiteront de leur « esprit en mode croissance » pour identifier et saisir leurs opportunités d’évoluer. « Grâce à ce programme, ils sont en mesure de faire le tri entre ce qui leur donne de l’énergie et ce qui sape cette énergie. Sachant cela, ils ont la résilience et la confiance nécessaires pour passer à l’action. Je souhaite à tous mes collaborateurs de prendre ainsi la responsabilité– pour ne pas dire le contrôle – de leur vie et de leur travail, d’entretenir une solide collaboration entre collègues et de faire preuve d’un esprit créatif pour une meilleure expérimentation. »

Envie d’en savoir plus ?

Intéressé(e) par un programme d’apprentissage pour stimuler la flexibilité, la créativité et la résistance de vos collaborateurs ? Contactez Barbara Verschueren par e-mail à l’adresse bverschueren@ncoi.be. Elle vous renseignera volontiers sur l’entraînement cérébral, son impact et la manière d’organiser ce programme dans votre entreprise.

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