L’impact du travail sur le sentiment de bonheur

by Audrey Van den Bempt

Le travail compte en moyenne pour un cinquième du bonheur. C’est ce qu’il ressort des nouveaux chiffres d’une enquête nationale portant sur le bonheur réalisée par l’UGent en collaboration avec NN et Securex. De nombreux Belges actifs se disent satisfaits de leur travail, mais un groupe relativement important en est insatisfait, entre autres en raison du stress et de la solitude. « Les employeurs ont encore une marge d’amélioration. Investir dans le bonheur au travail est toujours rentable », déclare le professeur Lieven Annemans.

 

Différence entre les indépendants et les fonctionnaires

Selon l’Enquête du bonheur de l’UGent, le travail représente une part de 18 % dans le bonheur. Ce que nous savions déjà depuis longtemps est à présent confirmé par les chiffres. Un cinquième du bonheur, cela semble peu. « Mais quand on sait que 30 à 40 % du bonheur est déterminé par des facteurs génétiques, cela signifie qu’il reste environ 60 % pour tous les autres facteurs. On peut donc affirmer que 32 % pour le facteur travail dans le bonheur est une part relativement élevée », explique le professeur Annemans.

Chez les indépendants, le travail représente une plus grande part (32 %) dans la joie de vivre en général que chez les employés (19,8 %), les ouvriers (13,8 %) et les fonctionnaires (9,4 %). Le travail a donc un grand impact sur le sentiment de bonheur. Les demandeurs d’emploi et les personnes malades de longue durée sont d’ailleurs beaucoup moins heureux que les employés et les indépendants. Sur l’échelle de la satisfaction de vie globale, le premier groupe atteint la faible moyenne de 4,9 sur 10.

L’importance du bonheur au travail

Si une telle corrélation existe entre travail et bien-être, dans quelle mesure les Belges sont-ils heureux de leur travail aujourd’hui ? Les Belges actifs attribuent en moyenne un score de 6,6 sur 10 à leur travail. 43 % d’entre eux vont jusqu’à un généreux 8 sur 10. Pas moins de 23 % des Belges actifs sont quant à eux très insatisfaits de leur travail et ne lui attribuent qu’un score de 5 sur 10, voire moins. Heidi Verlinden de Securex souligne l’importance du bonheur au travail : « L’importance du bonheur au travail ne réside pas seulement, pour les employeurs, dans la grande joie de vivre de leurs collaborateurs. L’enquête démontre que le bonheur au travail contribue aussi à de meilleurs résultats d’entreprise, une satisfaction plus élevée de la clientèle, une rotation plus faible du personnel et des absences moins nombreuses ».

Facteurs de bonheur ou d’insatisfaction

L’enquête a également révélé que certains facteurs ont de l’influence sur le sentiment de bonheur au travail. L’ABC du bonheur joue un rôle important à cet égard, « A » étant l’autonomie, c’est-à-dire la mesure dans laquelle un collaborateur peut prendre lui-même des décisions, «  B » le besoin d’appartenance sociale, à savoir tout ce qui touche aux relations sociales et à la solitude, et « C » la compétence, autrement dit la mesure dans laquelle on se sent compétent et sûr de soi. Ces trois facteurs ont un impact positif sur la satisfaction par rapport au travail.

D’autres facteurs ont quant à eux une influence négative. Par exemple, 15,1 % des Belges actifs se sentent seuls au travail. Un cinquième des travailleurs affirment porter un masque au travail et pas moins de 35,5 % déclarent être souvent, voire constamment stressés par leurs tâches professionnelles. « Ces résultats montrent que des améliorations significatives restent possibles et que les employeurs peuvent faire la différence », poursuit le professeur Annemans.

Un défi pour les employeurs

Pour le professeur Annemans, les résultats de l’enquête sur le bonheur doivent clairement inciter les employeurs à investir dans le bien-être de leurs collaborateurs. « Les employeurs peuvent jouer un rôle prépondérant dans l’ABC du bonheur en augmentant l’autonomie, l’appartenance sociale et les compétences des travailleurs ». Il encourage par ailleurs les initiatives qui améliorent l’équilibre entre travail et vie privée et stimulent la cohésion des collaborateurs : « les travailleurs heureux sont plus productifs. Investir dans le bonheur au travail est toujours rentable ».

 

 

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