4 entreprises sur 10 disposent d’une politique de bien-être

by Audrey Van den Bempt
4 entreprises sur 10 disposent d’une politique de bien-être

Selon une étude récente menée par Acerta, la VUB et HR-Square, seulement 43 % des entreprises belges disposent d’une politique préventive concernant le bien-être mental et physique de leurs travailleurs. Un tiers des entreprises qui prennent des mesures le font en suivant leur intuition. Et près d'une entreprise sur cinq (18 %) ne prend aucune mesure concrète. Alors que 96 % des dirigeants d'entreprise reconnaissent le bien-être comme très important, la part de ceux qui le considèrent comme tel a doublé ces 2 dernières années.

Prévenir est moins cher

Depuis la crise du coronavirus et le télétravail de longue durée, l'attention portée au bien-être mental et physique a pris une ampleur considérable. C’est pourquoi cela ne se traduit pas encore systématiquement par un plan à long terme ou des actions concrètes. « Les travailleurs ne considèrent pas les interventions temporaires ou les actions ponctuelles comme une politique de bien-être », déclare Katelijne Verboomen, directrice du Centre de connaissances d'Acerta. « Alors qu’en matière de bien-être également, mieux vaut prévenir que guérir. En outre, un plan de bien-être préventif est moins cher, quelle que soit la taille de l'entreprise. Les entreprises ne sont pas encore suffisamment habituées à de tels plans de bien-être. Nous pensions que la crise du coronavirus donnerait un coup d’accélérateur, mais cela n’est pas encore le cas pour l’instant. »

Détection, ateliers, programme de leadership

Les 43 % d’entreprises disposant d’un plan structurel visant à promouvoir le bien-être de leur personnel misent sur la détection du stress malsain, des ateliers pour mieux appréhender le stress, le bien-être en tant qu’élément d'un programme de leadership, la prise en charge des malades de longue durée, les procédures de reprise du travail… Un tiers des entreprises basent leur politique de bien-être sur le taux d’absentéisme.

Commencer par une mesure zéro

Quel est l'effet de la politique de bien-être ou des actions ? La recherche montre qu'une entreprise sur cinq mesure effectivement l'impact. 25 % ne savent pas si leurs efforts pour améliorer le bien-être paient. Elke Van Hoof, professeur de psychologie médicale et de la santé à la VUB, déclare : « Le processus d'élaboration d'une bonne politique de bien-être préventive commence et se termine par des mesures. Quelles sont les données existantes ? Cela implique une enquête anonyme ainsi qu’un entretien personnel entre le travailleur et le dirigeant. Vous pouvez alors agir, établir des priorités dans les résultats de l'enquête. Vous pouvez y associer des actions concrètes avec des objectifs, ce qui vous permet d’investir votre budget de manière ciblée. Vous devez également déterminer qui sera la locomotive, prévoir un coach de bien-être et bien communiquer. Il est également recommandé de vérifier si les objectifs sont atteints en répétant régulièrement l'enquête sur le bien-être. Un plan de bien-être rend chaque effort beaucoup plus efficace et efficient, il fait en sorte que la bonne démarche soit menée auprès de la bonne personne, au bon moment. »

Sources : hrsquare.be, acerta.be, vlaio.be

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