La roue de Deming : une prévention qui ne s’arrête jamais

La prévention est un point d’attention continu, un processus toujours perfectible. Les quatre activités de la roue de qualité imaginée par William Deming permettent une amélioration continue de la qualité dans l’organisation. Le cycle « Plan-Do-Check-Act » peut également parfaitement être utilisé pour expliquer toutes les activités gravitant autour de la politique de prévention.

 

PLAN : Examinez les activités actuelles et concevez un plan d’amélioration lié à des objectifs concrets.

Cela commence par une déclaration de gestion claire et ouverte dans laquelle la direction indique ses valeurs et objectifs politiques sur le thème du bien-être au travail. Elle doit ensuite établir un « plan de prévention global pour un délai de cinq ans » et un « plan d’action annuel », tous deux selon un schéma défini par la loi. Cela se fait en concertation avec les différents départements de l’entreprise et le conseiller en prévention.

 

Le plan de prévention global décrit au moins tous les risques et dangers possibles, les mesures de prévention nécessaires, les objectifs prioritaires et les actions indispensables pour y parvenir, les moyens nécessaires, toutes sortes de critères d’évaluation… Les deux plans doivent également décrire les tâches, obligations et moyens de toutes les parties impliquées. Élaborer tous ces éléments de façon détaillée et rigoureuse permet de créer la clarté, et pas uniquement à l’intérieur de l’entreprise. Les documents sont également très utiles pour impliquer le service externe de prévention et de protection au travail.

 

DO : Exécutez systématiquement et méthodiquement les actions prévues.

Les compétences du conseiller en prévention sont décrites dans un document d’identification légalement prescrit. Cela inclut par exemple les missions et la composition du Service interne, le nombre de conseillers, leurs qualifications, leurs compétences et les moyens administratifs, techniques et financiers dont ils disposent. Le conseiller rend compte au membre de la direction responsable au sujet de tout le système de soins.

 

Dans la description des tâches, la responsabilité de chacun doit être définie sans équivoque. Pensez également aux instructions de travail pour les tâches critiques, les processus clés risqués ou les urgences, le matériel mis à disposition et qui doit ou non obligatoirement être utilisé… Chaque collaborateur doit bien comprendre ce qui est attendu de lui et les règles auxquelles il doit se conformer. Les éléments essentiels du système de qualité sont documentés par des procédures, toutes sortes d’inventaires et des instructions de travail pour tous les postes de travail.

 

Il faut une structure de communication convenable et participative pour sensibiliser les travailleurs à ce thème et les former. Le matériel de prévention ne peut fonctionner que s’il est utilisé correctement, un collaborateur ne peut fonctionner de façon sûre que s’il est informé des éventuels équipements de protection et de leur utilisation correcte… Ce n’est qu’ainsi qu’ils peuvent contribuer de façon positive aux processus de sécurité, d’environnement et de qualité.

 

CHECK :  Mesurez les résultats de l’amélioration et comparez-les avec ce qui était planifié.

Vous ne pouvez surveiller les procédures que si vous effectuez les mesures nécessaires pour savoir si elles se déroulent conformément à vos propres objectifs. Chaque système de qualité doit être audité périodiquement. Pensez par exemple à une analyse du risque annuelle poussée. Cela peut se faire à trois niveaux principaux : au niveau de l’organisation, du poste de travail ou de la tâche, et au niveau de l’individu – par exemple une analyse des risques pour les collaboratrices enceintes. L’analyse peut être effectuée tant par le service interne que par le service externe de prévention et de protection au travail. Le document d’identification spécifie qui effectue quelle analyse.

 

Pour le reste, vous devez en tant qu’entreprise pouvoir démontrer au monde extérieur votre conformité par le biais d’inventaires clairs. Ces inventaires sont par exemple prévus pour l’amiante, les substances dangereuses ou les équipements de protection. Mais il est également conseillé de mettre à jour les listes de toutes les analyses des risques exécutées.

 

ACT : Établissez les procédures et activités sur la base des résultats identifiés.

Chaque système de qualité commence par la déclaration de gestion de la direction et se termine par l’évaluation de la direction. Dans son « management review », la direction s’assure que le système de gestion de la sécurité est toujours effectif et efficace. Elle doit non seulement corriger les fautes, mais également s’attaquer aux causes. Des analyses draconiennes sont indiquées, assurément en cas d’accident ou d’incident.

 

Sur la base de ces évaluations et des audits, la direction décide de réorienter sa politique de bien-être et de sécurité. Il s’agit de ce que l’on appelle les « actions correctives ou préventives ». Des modifications de la réglementation ou des changements dans l’entreprise, comme une extension ou une transformation, peuvent également y mener. Cette correction a posteriori boucle la roue de Deming et ouvre à nouveau la phase de planification.

 

Au travail !

Tout commence par une approche décidée et une bonne répartition des rôles entre toutes les personnes concernées : l’employeur, le manager responsable du système de qualité, la ligne hiérarchique, les travailleurs et, last but not least, le conseiller en prévention.  Si chacun connaît et joue son rôle, un grand pas est d’emblée franchi en faveur d’une politique du bien-être durable.

 

 

Envie d’en savoir plus ?

Les conseillers en prévention sont tenus de suivre chaque année une formation de mise à niveau pour rester au courant des modifications des lois et règlements. Cela peut se faire notamment avec la formation ‘Conseiller en prévention niveau 3’.

Le contrôle, toujours et partout grâce à Verifield HSE Software.

 

Source: Prebes  (https://www.prebes.be/sites/default/files/activiteiten/1547/1430741998/pres_20150504_pieterbolle.pdf)

Auteur

Audrey Van den Bempt est Product Manager des formations et des conférences dans le domaine de la sécurité, environnement et qualité et de la gestion des ressources humaines. Elle suit de près les tendances et les évolutions en la matière et conçoit sur cette base des formations axées sur la pratique, qui répondent aux besoins actuels des professionnels des RH et du HSE.

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