Politique en matière de sécurité : comment rester attentif ?

by NCOI Learning Team

Une entreprise sûre a besoin de plus qu’un simple poster sur un mur. Selon Koen Dierckx, les approches classiques ont fait leur temps : “Il est temps de trouver des alternatives.”

Tout le monde le sait, la sécurité est importante. On ne lui accorde cependant pas toujours l’attention qu’elle mérite. “C’est surtout dans les entreprises où la sécurité a le plus d’importance qu’elle est trop vite perçue comme une chose ‘normale’. On prend des mesures, et on part du principe qu’elles seront efficaces. Bien souvent, les employés d’une telle entreprise ne réfléchissent pas non plus vraiment aux risques”, affirme Koen Dierckx.

“Trébucher sur des câbles réseau, tomber sur des boîtes, se cogner à des portes de placard ouvertes… Vous me direz qu’il s’agit là de petits accidents, mais mis bout à bout, ils finissent par représenter un certain coût pour l’entreprise et font perdre beaucoup de temps de travail”, explique Koen Dierckx.

Des milliers de formations ont déjà eu lieu à ce sujet. Qu’en ressort-il ? Qu’elles sont inutiles la plupart du temps. “C’est pourquoi nous nous sommes mis à la recherche de méthodes alternatives où les gens ont pu se regarder dans un miroir et prendre conscience du problème de la sécurité et des conséquences que peuvent avoir des situations de travail dangereuses”, poursuit Koen Dierckx.

 

Roman d’entreprise
L’une des alternatives développées par Kluwer est un roman d’entreprise. “Il ne s’agit pas d’une histoire romantique”, nous dit Koen Dierckx en riant, “mais bien d’un petit livre sur un anti-héros à qui arrivent toutes sortes de petits accidents que nous connaissons bien du matin au soir. Au début de l’histoire, notre anti-héros n’a pas conscience de provoquer lui-même tous ces accidents. Au fur et à mesure de l’histoire, il reçoit des conseils de la part de ses collègues et amis, ainsi que d’experts en sécurité. En appliquant ces conseils, il réalise qu’il peut travailler de manière encore plus sûre.”

Il est demandé aux participants de noter leurs propres réflexions concernant la sécurité pendant qu’ils lisent le roman. “Cela nous permet de démarrer l’atelier suivant : qu’est-ce qui vous semble familier ou non, vous reconnaissez-vous dans ces situations, pourquoi, pourquoi pas ?”, explique Koen Dierckx.

 

Des organisations piquées au vif
Pendant l’atelier, on recrée partiellement un espace de bureaux ‘chaotique’ dans lequel traînent çà et là des câbles ainsi que des piles de boîtes d’archives et dont les murs arborent des posters portant des messages de sécurité… Tout est mis en œuvre pour sensibiliser les employés.

“Nous sommes actuellement en phase de test, mais nous remarquons que les organisations sont déjà très réactives”, confie Koen Dierckx. “La prochaine étape consiste à faire de la sécurité un point d’action pour les dirigeants lors des réunions du personnel.”

Kluwer applique actuellement cette approche auprès d’employés, mais elle fonctionne également à merveille pour les ouvriers selon Koen Dierckx. “L’histoire du roman d’entreprise sera quelque peu modifiée et l’environnement de simulation sera agencé différemment, mais le concept restera le même.”

 

World café
Une seconde méthode alternative mise en œuvre par Kluwer est la création d’un world café sur le thème de la sécurité. “Ce concept permet de toucher un grand nombre de personnes en seulement deux heures. Les entreprises n’ont souvent pas envie de participer à cinq ateliers d’une demi-journée. Le world café rassemble toutes les activités en une seule séance”, poursuit Koen Dierckx.

À quoi ressemble donc ce café ? “À plein de tables, de chaises, de papier et de questions. Une demi-douzaine de participants sont assis à chaque table et répondent à des questions spécifiques concernant les risques de sécurité, telles que : ‘qu’est‑ce qui provoque, d’après vous, l’augmentation du nombre d’accidents sur le lieu de travail ?’ Les participants changent de table tous les quarts d’heure. Une personne reste assise et facilite la discussion pour le groupe suivant”, nous révèle Koen Dierckx.

On sélectionne ensuite un best of des idées collectées que l’on présente au donneur d’ordre. Des équipes de projets prennent ensuite le relais et travaillent plus avant sur ces initiatives de sécurité.

 

 

Koen Dierckx est learning consultant chez Kluwer Formations.

 

 

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