Le storytelling, un bon truc ou une technique ingénieuse pour les entreprises ?

by Guido Everaert
Le storytelling, un bon truc ou une technique ingénieuse pour les entreprises ?

La formation s’achève et je range mes affaires. Tout à coup, un participant se dresse devant moi et me dit : « J’en attendais plus, de toute cette histoire de storytelling ! »

Il y a des manières plus agréables de clôturer une journée entièrement dédiée au sujet. Je fronce les sourcils et lui réponds que c’est un peu tard pour formuler ce genre de remarque. « Vous m’en voyez désolé, mais que puis-je faire de plus pour vous ? »

« Non, non, ne vous méprenez pas, j’ai appris énormément et j’ai trouvé le sujet passionnant. Mais je me suis levé ce matin en me disant que j’écrirais mieux ce soir. Et je sais à présent que ce n’est pas de cela qu’il s’agit. C’était naïf de ma part. Il n’y pas de solution simple. »

Il est difficile d’expliquer ce que cette remarque a éveillé en moi. Le storytelling n’est en effet pas une forme de copywriting 2.0. Ne fut-ce que parce qu’il existe une multitude de façons de raconter une histoire.

Le vrai cœur du sujet, c’est le développement d’une « tonalité ». La voix d’une entreprise, par le biais de toutes sortes de récits. Nous donnons plus d’humanité et de crédibilité à l’histoire de notre entreprise, tout en l’inscrivant dans les mémoires. C’est aussi simple… et aussi complexe que cela.

Le storytelling est une discipline axée sur la connexion et de développement d’un suspense. Les faits deviennent subitement passionnants. De simples présentations deviennent captivantes en jouant avec la perspective, les techniques de récit et l’interaction entre les protagonistes et les antagonistes.

Ce n’est pas un ensemble de petites techniques que l’on maîtrise en deux temps trois mouvements. Il s’agit de découvrir et développer sa propre voix. Cela signifie qu’il faut se familiariser avec toutes les possibilités d’ordonnancement du récit pour le rendre aussi captivant et palpitant que possible. C’est-à-dire qu’il faut tester, expérimenter, polir et peaufiner le texte jusqu’à obtenir un vrai petit bijou. Et puis recommencer pour le récit suivant.

Je suis sincèrement convaincu que connaître les techniques de connexion, faire attention au « remplissage », jouer avec les structures et éviter les phrases creuses permettent de s’améliorer progressivement. L’expérience m’a appris que tout le monde peut raconter une bonne histoire, mais qu’il y a peu de conteurs nés. Le coaching est fondamental. Lire l’ouvrage et suivre la formation, c’est un bon début… Ensuite commence le vrai travail. Comme toujours dans le cadre d’une formation, à mon avis. Ce que mon participant a fini par admettre…

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