Votre organisation dépend du storytelling

by Florence Brusselmans
Votre organisation dépend du storytelling

Le storytelling est un élément déterminant de chaque nouvelle initiative. Une bonne idée ne débouchera sur rien si elle n’est pas bien racontée, alors qu’un bon storyteller saura convaincre son public de tout, même des concepts les plus douteux, s’il les amène avec précaution et compassion. Le storytelling a donc une influence colossale sur votre équipe, votre organisation et toute votre carrière. C’est pourquoi nous vous donnons 5 conseils pour donner poids et pouvoir de persuasion à votre histoire.

1. Adaptez votre storytelling à votre public cible

Le principe de base : connaissez votre public. Assurez-vous de savoir ce qui les intéresse, ce qui les inquiète, ce qui les motive… Servez-vous en dans votre histoire et proposez des solutions claires aux éventuelles préoccupations de votre public. Vous éviterez ainsi de vous perdre en platitudes sans intérêt. Il se peut que vous deviez subdiviser votre public cible en différents groupes cibles. Dans une entreprise de 1.000 collaborateurs, tout le monde ne sera pas aussi bien informé ni ne possèdera le même niveau d’instruction. Il est donc essentiel de délivrer votre message en différentes versions afin de répondre aux préoccupations de chacun des groupes.

2. Placez votre histoire dans le bon contexte

Lors de chaque changement, il est important de bien expliquer le contexte. Pourquoi ce changement ? Et pourquoi maintenant ? Comment cette nouvelle histoire s’inscrit-elle dans la stratégie de votre organisation au sens plus large ? Vous éviterez ainsi que votre storytelling passe pour une décision arbitraire d’une direction qui ne tient pas compte de ses collaborateurs. Expliquez donc comment la direction est parvenue à cette décision et en quoi c’est positif pour l’entreprise. Vos collègues n’en seront que plus motivés.

3. Optez pour un storytelling à visage humain

Ajouter une anecdote personnelle à votre histoire la rendra plus légère et sera efficace pour illustrer une certaine perspective. Cela rendra votre public moins sceptique et l’ouvrira davantage à vos idées. Si les gens arrivent à s’identifier, ils se laisseront plus facilement convaincre par votre histoire.

4. Basez votre histoire sur l’action

Donnez à votre public des conseils dont ils pourront se servir dans la pratique. Ainsi, il sera en mesure d’entreprendre des actions et de vous rejoindre dans votre histoire. S’il est question de changement, aidez votre public à comprendre quel en sera l’impact sur ses tâches quotidiennes. Votre équipe pourra ainsi œuvrer à ces nouveaux objectifs. Si cela doit impliquer des formations, parlez-en ; vos collaborateurs sauront ainsi ce qui les attend et ce qu’ils ont à faire pour atteindre une réussite commune.

5. Soyez humble

Peut-être n’avez-vous pas très envie de parler d’échecs passés à votre public, mais cela peut pourtant être une bonne idée. Une humilité sincère montrera votre capacité à apprendre et progresser. En outre, elle rendra votre histoire plus fiable, justement parce que vous ne prétendez pas tout savoir, mais êtes ouvert(e) au feedback. Admettre ouvertement que vous vous trompez parfois et avez besoin de votre équipe créera un lien de confiance avec votre auditoire.

En pratique : le vaccin contre le coronavirus

Le storytelling est d’autant plus important à présent que le vaccin contre le coronavirus est prêt à l’emploi. Nous devons atteindre un taux de vaccination d’au moins 70 % pour être efficaces, mais 17 % des Belges déclarent ne pas vouloir du vaccin, et 33 % n’ont pas encore pris leur décision. Alors comment convaincre les personnes qui doutent ?

L’influence des réseaux sociaux

Un phénomène fréquent aujourd’hui est que des personnes partageant une certaine opinion se regroupent par le biais des réseaux sociaux. Ceci crée des bulles de filtrage qui ont pour effet d’isoler ces groupes. Un groupe ne va recevoir qu’une version de l’histoire, et plus les autres, dont certaines parviennent pourtant à convaincre d’autres sceptiques.

Un message clair

C’est à présent au gouvernement et aux organismes scientifiques de convaincre les sceptiques, soit le groupe qui, justement, leur fait le moins confiance. À cet égard, le plus important est de communiquer de façon honnête. Les questions concernant les effets secondaires sont tout à fait légitimes et doivent recevoir une réponse exprimée avec clarté. Tout le monde ne comprend pas le message à l’aide de graphiques, chiffres et tableaux. Le storytellingest donc une manière bien plus efficace d’atteindre un certain public cible. Autrefois, on racontait bien des fables afin d’avertir des dangers ; en outre, les histoires racontées à la première personne ont bien plus d’impact.

Une communication spécialisée

Le groupe de travail à l’œuvre sur le programme de vaccination comprend également une équipe en charge de la communication publique, et il en a bien besoin. Les campagnes devront en effet être différentes en fonction des groupes cibles : le fond, la forme et le média devront être adaptés aux différents âges et niveaux d’instruction. La Mutualité chrétienne, par exemple, a d’ores et déjà lancé un site d’information, des spots radio et des annonces sur les réseaux sociaux. Mais les médecins, pharmaciens et collaborateurs du secteur social auront eux aussi un rôle crucial à jouer.

Sources : hbr.org, knack.be, magazines.rivm.nl

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