Conseils pratiques pour (re)devenir plus fort, comme professionnel et comme personne !
Découvrez le regard passionnant de Robert « Fly » Vliegen, ancien membre des forces spéciales !
Nous ne devons plus passer des heures à couper du bois pour chauffer notre maison, ni partir nous-mêmes à la recherche de nourriture. La plupart des risques physiques de la vie quotidienne ont fortement diminué et presque tout ce que nous voulons savoir ou acheter est accessible depuis un appareil qui tient dans notre poche.
Pourtant, alors que notre environnement devient toujours plus sûr et confortable, le stress, l’incertitude et les revers semblent de plus en plus difficiles à supporter. Comment l’expliquer ?
C’est ce paradoxe que Robert « Fly » Vliegen, ancien membre des forces spéciales, explore dans sa keynote « Le burn-out de l’Anthropocène ».
Le confort existe depuis peu
Pendant la majeure partie de notre existence, le confort était loin d’être une évidence. Les êtres humains ont dû faire face au froid, à la faim, à la maladie et au danger. Et pourtant, nous avons survécu à toutes ces épreuves. Mieux encore : l’être humain s’est révélé exceptionnellement doué pour résoudre des problèmes, collaborer et s’adapter à de nouvelles circonstances.
Cette capacité n’a pas soudainement disparu parce que nous travaillons aujourd’hui derrière un ordinateur, dans un bureau chauffé, ou que nous pouvons nous faire livrer un repas. Cette même faculté d’adaptation est toujours en nous. Nous la sollicitons simplement moins.
Devenir plus fort grâce aux défis
Nos muscles se renforcent lorsqu’on les sollicite. Il en va de même pour notre résilience mentale. Si nous cherchons à éviter toute forme d’inconfort, nous entraînons aussi moins notre capacité à y faire face.
Cela ne signifie pas qu’il faut rechercher volontairement les difficultés ou considérer que le stress est toujours positif. Mais plutôt que les défis ne sont pas nécessairement quelque chose à éviter. Car lorsque notre capacité d’adaptation est sollicitée, elle peut aussi nous permettre de progresser.
Le monde ne deviendra pas plus prévisible
Nous pourrions attendre que la vie redevienne plus calme, que le prochain changement soit derrière nous et que tout semble à nouveau clair et prévisible. Mais que se passe-t-il si ce moment n’arrive jamais ?
Les nouvelles technologies se succèdent à un rythme soutenu, les organisations s’adaptent en permanence et, dans notre vie personnelle aussi, les circonstances peuvent changer de manière inattendue.
Peut-être que la solution ne consiste donc pas uniquement à réduire la pression, mais aussi à investir dans notre capacité à y faire face.
La force mentale n’est pas un superpouvoir inné
La résilience est parfois présentée comme une qualité que l’on possède ou non, comme si certaines personnes étaient naturellement résistantes au stress et d’autres pas. Mais le cœur du message de Fly est précisément que la force mentale peut se développer. Notre cerveau est capable de s’adapter, nos comportements peuvent évoluer et nos réactions peuvent s’entraîner. La résilience se travaille.
L’inconfort n’est pas forcément négatif
Face au stress ou à la tension, notre première réaction est souvent de vouloir les faire disparaître. Mais si chaque sentiment d’incertitude est interprété comme le signe que quelque chose ne va pas, il risque davantage de nous freiner. Apprendre à se dire :
« C’est difficile, mais je peux y arriver »
crée un tout autre point de départ.
Peut-être sommes-nous plus forts que nous ne le pensons
Le monde moderne nous a énormément apporté : sécurité, technologie, santé, confort et gain de temps. Personne ne doit revenir à un monde privé de ces avantages.
Mais peut-être pouvons-nous, à côté du confort, réapprendre à valoriser autre chose : la résilience. La capacité à supporter l’inconfort et à ne pas céder immédiatement sous la moindre pression, mais à chercher à gérer. Il ne s’agit donc pas seulement d’espérer porter des charges plus légères, mais aussi de renforcer nos épaules pour mieux les porter !
