Être maître de sa vie

Être maître de sa vie
Le self-leadership procure énormément de tranquillité d’esprit et de confiance. Kim Hilgert vous mettra au défi de vous regarder dans le miroir.

Le self-leadership selon Kim Hilgert

Le mardi 7 décembre 2021 aura lieu le congrès annuel Assistants@Work : une journée placée sous le signe d’ateliers instructifs, du réseautage et du divertissement. Kim Hilgert, formatrice chez Tryangle et conférencière invitée chez NCOI Learning, fera également office d’inspiratrice ce jour-là. Elle dispensera un atelier sur le self-leadership. Avec une énergie communicative et des exemples parlants, elle vous met au défi de vous regarder dans le miroir. Nous nous sommes entretenus avec elle sur la manière de procéder : être aux commandes de vos pensées, de vos émotions et de votre comportement. « Nous avons tant de choses à gérer que nous en oublions souvent le self-leadership qui procure pourtant énormément de tranquillité d’esprit et de confiance. »

Une nouvelle routine

Que signifie le self-leadership pour vous ?
Le self-leadership est la base du leadership. Au sens étroit du terme, on peut interpréter cela comme la capacité à se maîtriser. Mais on peut aussi aller beaucoup plus loin. Le self-leadership vous permet de mieux comprendre le but de votre vie et d’adapter vos initiatives en conséquence, tant sur le plan privé que professionnel. Cela commence par le contrôle de vos émotions, de vos pensées et de votre comportement, pour vous rapprocher finalement de votre intention et du sens recherché. Au travail aussi, vous devez d’abord savoir qui vous êtes et pourquoi vous faites quelque chose avant de pouvoir assumer votre rôle au sein d’une équipe et de collaborer de manière constructive. C’est pourquoi il est important d’identifier vos valeurs afin de pouvoir les mettre en pratique. Seulement, parfois, les choses ne se passent pas comme prévu. Lorsqu’une personne présente le respect comme valeur fondamentale, mais ne laisse pas ses collègues s’exprimer, par exemple. Cette valeur demeure alors une coquille vide. C’est pourquoi, dans le cadre du self-leadership, on s’efforce de définir le comportement que l’on souhaite également voir adopté par les autres. Et pour cela, on a besoin de feed-back. Le self-leadership ne se pratique pas seul, il se crée en interaction avec le monde extérieur.

Les participants en auront un avant-goût pendant la conférence. Mais je suppose que le self-leadership est une discipline à exercer quotidiennement ?
La création d’une nouvelle routine demande en effet du temps et de l’attention. Et il n’est pas toujours facile de garder le rythme. Car il y a tant de distractions dans nos vies, tant de choses à gérer. Et le self-leadership est souvent la première chose que nous négligeons. Quand nous avons fini de nous occuper de notre travail, des enfants, de notre partenaire… il nous reste rarement du temps pour travailler sur nous-mêmes. Et c’est dommage, car changer son comportement demande une pratique quotidienne, en s’accordant occasionnellement quelques écarts. C’est une question de discipline et de maintien de l’attention sur l’objectif final, sans s’accrocher trop fort à une montagne qui semble impossible à gravir. Il est préférable de se limiter à un seul objectif réaliste et de le subdiviser en plusieurs étapes intermédiaires. Sinon, vous ne tiendrez pas et la frustration sera d’autant plus forte.

“Le self-leadership ne se pratique pas seul, il se crée en interaction avec le monde extérieur.”
Kim Hilgert

Que peut rapporter cet effort ?
Davantage de tranquillité d’esprit. Parce que l’on s’approche de qui on est, et que les valeurs et objectifs personnels se clarifient. Cela procure beaucoup plus de confort au quotidien. Pas dans l’immédiat, parce que lorsqu’on s’y exerce et que l’on se trouve en phase d’apprentissage, c’est extrêmement laborieux. Mais lorsqu’on maîtrise le self-leadership et que l’on sait ce qu’on défend, on est également moins frustré par la collaboration avec les autres. Les collègues ressentent aussi cette confiance en soi, ils savent donc ce qu’ils peuvent demander ou non.

Serviable mais aussi assertif

Votre approche est synonyme d’apprentissage par la pratique, d’authenticité et de plaisir. Comment cela se traduit-il dans cet atelier ?
Je m’efforcerai autant que possible d’amener les participants à cette introspection. En posant des questions, je les invite à se regarder dans le miroir. Qu’est-ce qui fonctionne déjà bien et dans quel domaine peut-on encore progresser ? Après un peu de théorie couvrant les principes de base, je souhaite surtout les impliquer dans l’histoire. De sorte qu’à l’issue de l’atelier, ils prennent conscience de la première étape à franchir éventuellement afin de rendre leur vie et celle de leurs collègues plus agréables. J’utilise de nombreux exemples qui sont plus éloquents qu’un modèle théorique. Quand chacun rentre chez lui avec une série de points d’action à travailler, j’ai atteint mon objectif.

Quels pourraient être les pièges spécifiques pour les assistants au travail ?
Les assistants ont un double rôle. D’une part, ils sont au service d’une personne, d’une équipe ou d’une organisation. Ils se voient confier des missions et ont des objectifs à remplir. D’autre part, on constate que les assistants ont souvent énormément de responsabilités à assumer. C’est bon pour leur bonheur au travail, mais cela peut nécessiter des compétences qu’ils n’ont pas encore tout à fait développées. Dans ce travail au service d’autrui, il est important de définir ses limites. Ce n’est pas parce que vous êtes assistant(e) que vous devez être disponible à dix heures du soir parce que votre supérieur hiérarchique a quelque chose à vous demander. Les assistants doivent bénéficier d’une certaine autonomie dans le cadre d’accords clairement définis, et il est essentiel d’oser communiquer sur ce qui est possible et ce qui ne l’est pas.

“En tant qu’assistant, il est important d’oser communiquer et de définir ses limites.”
Kim Hilgert

Comme tout le monde, les assistants ont vécu une année de travail particulière. Comment créer du bonheur au travail dans de telles circonstances ?
La notion de lien est ici primordiale. Il importe de rester en connexion avec votre équipe et votre organisation. C’est une responsabilité partagée. Les responsables hiérarchiques doivent être disponibles et proactifs dans l’écoute de leurs collaborateurs. Mais en matière de self-leadership, vous avez également l’obligation morale en tant qu’employé(e) de signaler quand quelque chose ne va pas. Si l’une des parties ne le fait pas, une distance s’installe. Le tout est de trouver le bon équilibre entre contacts formels et informels. Maintenant que nous retournons progressivement au travail, nous aurons de nouveau plus de contacts avec les collègues. Mais il faut veiller à toujours garder un œil les uns sur les autres, que ce soit au travail ou à la maison.

Espoir et enthousiasme

La conférence débute par un discours de Leo Bormans sur l’espoir et l’optimisme. Que signifient actuellement ces mots pour vous ?
Je nourris un sentiment d’espoir à deux niveaux. D’un côté, j’ai hâte de récupérer une vie un peu plus normale. Mais en même temps, j’espère que ce que nous avons appris au cours de la période écoulée ne sera pas immédiatement jeté aux oubliettes. Nous avons tous prouvé que le télétravail peut être très productif et efficace. Dans bon nombre d’entreprises, une attention particulière a été accordée au bien-être mental des employés. Il serait dommage de retourner au bureau à plein temps et d’abandonner les programmes de bien-être. La situation a été pénible, nous avons tous été à bout de nerfs. Mais une telle rupture apporte aussi, espérons-le, un changement durable.

Vous réjouissez-vous à l’idée de participer à nouveau à une conférence en présentiel ?
Oui, absolument ! Les possibilités offertes par la technologie m’ont permis de faire énormément de choses en ligne, plus que ce que je pourrais faire en direct en une journée. Mais il est agréable de pouvoir à nouveau discuter en face à face avec les gens et de pouvoir évaluer leurs réactions. Je remarque également que les gens sont heureux de sortir de chez eux. Avant la période Covid, j’avais constaté une certaine lassitude vis-à-vis des conférences. Aujourd’hui, il y a un regain d’enthousiasme parmi les participants. Et en tant que formateurs, nous ressentons également cet élan. Yes, nous pouvons nous y remettre !

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Biografie

Kim Hilgert est Chief Happiness et Stress and Burn-out Coach. Elle travaille sur le bien-être et le bonheur au travail par le biais de la formation, du coaching, du team building et de la consultance. Chaque année, elle organise la Semaine du Bonheur au Travail en Belgique, le but étant de faire du bonheur au travail la chose la plus naturelle au monde. Kim Hilgert est formatrice chez Tryangle et conférencière invitée chez NCOI Learning.

Auteur

Elke De Wit est Product Manager des formations et des conférences dans le domaine de la gestion informatique, de la gestion de projets, de développement personnel et du soutien managérial. Elle suit de près les tendances et les évolutions en la matière et conçoit sur cette base des formations et des conférences axées sur la pratique, qui répondent aux besoins actuels des acteurs du marché.

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